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26 août 2024 6 h 11 min

« Obamas décrivent Harris comme rêve américain »

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Joe Biden a rapidement été éclipsé lors de la convention nationale démocrate qui s’est tenue à Chicago, Illinois, le mardi 20 août. Alors qu’ils votaient état par état, les délégués ont choisi de soutenir Kamala Harris. La candidate a fait une apparition en direct de Milwaukee, Wisconsin, où elle a fait campagne dans un état crucial. Elle a alors accepté sa nomination.

La soirée, qui a duré un certain temps, s’est conclue sur une note élevée lorsque Doug Emhoff, le mari de Harris, a provoqué l’enthousiasme des délégués en décrivant les qualités de sa femme. M. Emhoff, qui a été nommé le premier « Deuxième Gentleman » de l’histoire américaine, s’est moqué de l’idée que sa mère pensait que c’était Kamala qui était chanceuse. Il a affirmé que Harris est prête à diriger, partageant avec une voix traînante mais plein d’humour leur histoire d’amour. Il a déclaré avec admiration qu’il aimait son rire malgré les moqueries des républicains à propos de rires bien connus. Il a parlé de comment il a réussi avec ses deux enfants de son premier mariage quand ils ont commencé à l’appeler « Mamala », et que ce sont eux sa priorité. C’était une façon subtile de répondre aux critiques des républicains qui reprochent à la candidate démocrate de ne pas avoir d’enfants biologiques.

M. Emhoff a dépeint sa femme comme une personne qui tire de la joie de la recherche de la justice, qui résiste à l’intimidation, qui aime voir les autres réussir, et qui n’aime pas les injustices. Ses parents, juifs de Brooklyn, étaient présents dans la salle pour soutenir leur fils et pour montrer un exemple d’une famille américaine diversifiée.

L’atmosphère a continué à se réchauffer lorsque Michelle Obama, véritable idole des démocrates, qui suscite le rejet des républicains et une admiration sans égal chez les délégués démocrates, a pris la parole. « Il règne un certain mysticisme », a-t-elle initié, ancienne première dame. « L’espoir renaît », s’est-elle félicitée. Faisant référence au cheminement de leurs mères respectives, elle a établi une comparaison entre son destin et le partage de valeurs avec la candidate à la présidence des Etats-Unis. Sobre mais pointue, soulignant sans détour les menaces planant sur les Etats-Unis, elle a critiqué doucement mais sûrement Donald Trump, qu’elle déteste, qui n’a pas arrêté de s’en prendre à Barack Obama et Kamala Harris et leur désir de la Maison Blanche : « Qui va lui dire que le poste qu’il convoite pourrait bien être l’un de ces postes réservés aux personnes noires ? », a lancé avec humour Mme Obama, sous des applaudissements tonitruants.

Elle a également dépeint Donald Trump comme le récipiendaire de « l’action affirmative de la richesse héritée ». « Être mesquin n’est jamais la solution. C’est non présidentiel. » « Amérique, nos parents nous ont inculqué de meilleures valeurs que cela. Kamala Harris et Tim Walz sont nos seuls choix… Nous ne devons pas être nos propres ennemis. Nous avons le pouvoir de réunir nos espoirs et nos efforts », a-t-elle affirmé, encourageant chaque personne à passer à l’action plutôt que de se lamenter. « Agissez », a résonné la foule.

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