Catégories: Actualité
|
25 juillet 2024 19 h 13 min

« Pollution à Paris 2024: Préoccupation Majeure »

Partager

Le village olympique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est désormais doté d’ombrières futuristes, rappelant des soucoupes volantes, sur la place des Athlètes. Ces structures impressionnantes, mesurant 5 mètres de haut et 6 mètres de diamètre, offrent aux sportifs un abri contre le soleil lorsqu’ils attendent le bus qui les emmènera vers les lieux de compétition. De plus, elles procurent une bouffée d’oxygène bien nécessaire dans un environnement marqué par des niveaux élevés de pollution. Situées à une distance de 150 mètres de l’autoroute A86, cinq des sept ombrières sont dotées de systèmes de filtration de l’air.

Ces ombrières, appelées « Aerophiltres », sont une innovation de la PME française Aerophile. Selon la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO), elles peuvent diffuser l’équivalent de 43 piscines olympiques d’air pur par heure, soit plus de 108 000 mètres cubes par heure. Grâce à un processus d’ionisation et de filtration électrostatique, elles sont en mesure d’éliminer 95% des particules fines, les plus nuisibles pour la santé.

Dans le cadre de leurs initiatives innovantes, SOLIDEO a financé ces ombrières pour un montant dépassant 1,5 million d’euros. Ce projet a été conçu en réponse à la grave pollution atmosphérique dans la région, et constituera un héritage des Jeux Olympiques pour les résidents et les utilisateurs du futur quartier qui englobe trois communes de Seine-Saint-Denis.

Airparif, l’entité responsable du contrôle de la qualité de l’air en Île-de-France, a été appelée par Solideo pour juger l’efficacité du système pendant les Jeux. Pierre Pernot d’Airparif affirme qu’afin d’améliorer la qualité de l’air, il serait plus avantageux, en termes d’effets sur la santé, de coûts financiers et de consommation de matériaux, de minimiser les émissions de polluants à l’origine.

Au moment des Jeux, l’association a lancé un outil de prévision inédit, accessible via le site web et l’application mobile d’Airparif, permettant de suivre l’état de l’air dans toute la région à la rue près, actualisé d’heure en heure. Pendant les compétitions, on pourra zoomer sur chaque lieu des Jeux. De plus, une alerte (par abonnement) sera envoyée en cas de pic de pollution.

En outre, afin de rendre les conseils sanitaires plus facilement compréhensibles lors des épisodes de pollution, Airparif a élaboré, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France, de nouvelles plates-formes de communication, conçues pour être comprises même par les visiteurs étrangers. Le but étant d' »aider les spectateurs et les habitants à réduire leur exposition à la pollution », offrant « une protection renforcée à tous pendant les jeux ».

58.65% de cet article reste à lire. L’accès à la suite est réservé aux abonnés.